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29 septembre 2026Dans le P'tit Ju n°35, journal municipal de la Ville de Juvignac, le Maire Serge Gros et Philippe Galibert, adjoint à la Sécurité et à la Tranquillité publique, s’engagent avec conviction sur le pilier affirmé du mandat : la protection des habitants. Ensemble, ils partagent leur vision des enjeux de sécurité à l’échelle de la commune et tracent les évolutions à venir, qui permettront à la Ville de se doter de moyens concrets pour sécuriser son cadre de vie.
La sécurité s’est imposée comme une thématique centrale des municipales et occupe le débat national. Vous affirmez vouloir prendre le sujet à bras-le-corps.
Serge Gros : Je considère que la sécurité est un bien commun. Pourquoi la lier à des clivages politiques ? En toutes circonstances, un maire doit prendre la pleine responsabilité de la protection de sa population. Pour nous donner les moyens d’agir, nous devons opérer de vrais choix de terrain, concrets pour les habitants. Mon souhait est que les gens se sentent à nouveau en sécurité à Juvignac.
Philippe Galibert : Pour avancer, il faut avoir une vision claire de ce que l’on veut et de ce que l’on ne veut plus. Notre approche est pragmatique, fondée sur une action qui répond aux préoccupations des Juvignacois. C’est ce pour quoi notre équipe a été élue.
« Il faut en finir avec le sentiment d’impunité pour certains et le sentiment d’injustice pour tous ceux qui en sont victimes »
Peut-on parler de rupture sur ce sujet de la sécurité ?
S.G. : Je porte tout simplement une philosophie différente. La sécurité n’est pas un service comme les autres, elle est pour moi une priorité politique. C’est pourquoi j’ai voulu passer d’une gestion « administrative » de la police municipale à une approche véritablement stratégique, définie avec l’appui du directeur de cabinet et appliquée sur le terrain par un nouveau chef de la police municipale, qui
agit comme un trait d’union avec l’ensemble de nos partenaires. Ce changement de paradigme et cette nouvelle organisation seront les gages de notre efficacité.
P.G. : La rupture, c’est aussi vouloir en finir au quotidien avec le sentiment de laisser-faire. Les incivilités dans l’espace public, les entorses au code de la route, les stationnements gênants, la mécanique sauvage… Non, on ne peut pas faire ce que l’on veut à Juvignac ! Ce rappel à la loi pour faire cesser les infractions doit être constant de la part des policiers municipaux – c’est aussi cela la prévention !
Quels constats ont guidé votre volonté de réorganiser la police municipale ?
S.G. : Nous avons cartographié les besoins. Le principal chantier était celui du renforcement des effectifs. À notre arrivée, moins d’une dizaine d’agents était opérationnels sur le territoire. Pour une ville de plus de 14 000 habitants, c’est insuffisant quand on sait que le ratio à atteindre est de 1 policier pour 1 000 habitants. À terme, nous voulons porter les effectifs à 16 agents. Mais aussi modifier les horaires de jour pour sécuriser les écoles, étendre les patrouilles nocturnes plus tard dans la nuit, renforcer la présence sur les événements, engager un ASVP… Toutes ces pistes sont à l’étude dans le cadre du prochain projet de service de la police municipale.
P.G. : Nous avons accueilli dès cet été Patrick Merviel, précédemment chef de la police municipale de Saint-Georges-d’Orques, qui exerce depuis 25 ans sur le territoire. Un gage d’expérience, de compétence et de proximité ! Deux policiers supplémentaires et un maître-chien, intégré à une nouvelle brigade canine, seront en service d’ici la fin de l’année. Le fonctionnement des brigades sera également optimisé, pour à la fois accroître la présence des agents sur le terrain et leur accorder les plages de repos nécessaires.
Le Maire Serge Gros et Philippe Galibert, adjoint délégué à la Sécurité, étaient présents début juillet lors d'une patrouille du GSRI dans le quartier des Constellations © Ville de Juvignac
Vous pointez notamment du doigt les conditions d’exercice au sein du poste de police actuel. De quoi envisager un nouvel équipement ?
S.G. : Il est indispensable que la police municipale dispose d’un hôtel de police moderne, proportionné, adapté à ses missions et à la vision que l’on souhaite mettre en place. Cela ne se fera pas à n‘importe quel prix. Comme depuis le début du mandat, nous cherchons des solutions sobres, en nous appuyant sur l’existant. Un lieu est tout trouvé : l’Hôtel des Postes, dans le quartier des Garrigues. Nous privilégions son réaménagement intérieur pour en faire un équipement fonctionnel, au cœur de la cité. La réflexion est engagée. Un maire et son adjoint à la sécurité ne sont pas seuls. Comment comptez-vous poursuivre le travail avec les autres acteurs de la sécurité publique ?
P.G. : Forts de l’expérience du nouveau chef de la police municipale, nous avons renforcé les liens avec la brigade de gendarmerie de Saint-Georges-d’Orques, avec qui nous entretenons une relation privilégiée. Nous nous sommes également rapprochés de la Police Métropolitaine des Transports (PMT) et avons renouvelé le partenariat de la Ville avec le GSRI, Groupement de Sûreté Résidentielle Inter-bailleurs qui assure la tranquillité des résidences sociales.
S.G. : Il ne s’agit pas seulement de signer des partenariats, puis de tourner la tête. Nous souhaitons comprendre et accompagner l’action de nos partenaires sur le terrain, à travers des opérations communes ou des échanges d’informations permanents. Cet été, nous avons participé à une patrouille aux côtés des agents du GSRI. La police municipale a également été associée à une opération dans le tramway liée à du trafic de stupéfiants, menée par la PMT. Cette démarche de mutualisation des services nous permettra d’être toujours plus réactifs et efficaces.
« La réorganisation de la police municipale est un chantier prioritaire en ce début de mandat. Il faut donner aux policiers les moyens d’exercer leurs missions de proximité et de prévention avec efficacité »
La question de la sécurité des Juvignacois est aussi celle de leur protection face aux risques majeurs. Comment appréhendez-vous cette responsabilité ?
P.G. : Par l’anticipation ! Juvignac est une commune à risques, notamment en matières d’incendies et d'inondations, l’histoire récente nous l’a douloureusement appris. Depuis plusieurs mois, nous travaillons ainsi à l’actualisation du Plan communal de sauvegarde afin d’en faire un document opérationnel pour les élus et les agents municipaux. Il était urgent de le faire !
S.G. : En cas de catastrophe naturelle, j’ai la responsabilité d’alerter, d’informer et d’évacuer la population. Ce genre de responsabilité ne s’improvise pas, nous avons le devoir de mettre en place une organisation rigoureuse. C’est tout le sens du partenariat noué avec la Protection Civile, qui apportera sa logistique, ses moyens humains et matériels mobilisables dans l’urgence.
P.G. : Le risque zéro n’existe pas, mais le sentiment de sécurité des Juvignacois se renforcera aussi par notre capacité à réagir face aux aléas.
S.G. : Philippe a été sapeur-pompier professionnel pendant 40 ans et je travaille dans la sécurité incendie. Nous avons chevillée au corps cette culture du risque. Cette expertise et ce sens des responsabilités, nous les mettrons au service des Juvignacois.
© Ville de Juvignac
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